« L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon

Ed. Livre de poche, 2006,  640 pages, 8€

♥♥♥

COUP DE CŒUR

Résumé :

Tout commence lorsque par un matin plus que voilé, Daniel Sempere (le narrateur) se voit amené par son père au Cimetière des Livres Oubliés. Il a le droit de choisir un livre, son livre, à condition de le protéger et de ne jamais révéler cet endroit mystérieux. A terme de tours et de détours dans le dédale des couloirs et des étagères, « L’ombre du vent » se dévoile à lui. « Il m’attendait », dira-t-il plus tard. Toute l’histoire commence par ce fait, bien que parfois les enchevêtrements nous paraissent d’abord très obscurs. Suit nécessairement sa rencontre avec Lain Coubert, et par là, tout un pan du passé s’effondre, pour nous révéler, à nous lecteurs ébahis, les liens de tous les épisodes.

Mon avis :

  • Un livre riche, car se mêle histoire espagnole pendant les guerres, et les histoires de plusieurs familles qui peuvent remontés à plusieurs générations, les mœurs d’époque (contre les homosexuels par exemple), du suspens lié à l’intrigue globale, des histoires d’amour qui en fait tressent le dénouement, des amitiés solides, de l’effroi parfois (les détails donnés quand Daniel découvre la villa Pénélope par exemple, je frissonnais..), et bien sûr l’évolution psychologique de Daniel, et de Julien en filigrane.
  • Les personnages sont attachants, on découvre Daniel et Julian enfants et les suit tout au long de leur souffrance ou leur bonheur. Leur humanité est attachante (leur lâcheté, leur courage, leur désespoir), elle m’a fait verser quelques larmes (vers la fin).

Petits extraits :

 » Barcelo tira sur sa pipe éteinte, scrutant de son regard perçant le livre que j’avais dans les mains. Malgré ses manières de cabotin et tout son verbiage, il pouvait flairer une bonne prise comme le loup flaire le sang.

– Voyons, dit Barcelo en feignant l’indifférence. Qu’est-ce que vous m’apportez?
J’adressai un regard à mon père. Celui-çi fit un signe affirmatif. Sans plus hésiter, je tendis le livre à Barcelo. Le libraire le prit d’une main experte. Ses doigts de pianiste explorèrent rapidement sa texture, sa consistance, son état. Un sourire florentin aux lèvres, il repéra la page des références éditoriales et l’inspecta pendant une longue minute. Les autres l’observaient en silence comme s’ils s’attendaient à un miracle ou la permission de reprendre leur respiration.
– Carax. Intéressant, murmura-t-il, d’un air impénétrable.
Je tendis la main pour récupérer le livre. Barcelo haussa les sourcils, mais me le rendit avec un rictus glacial.
– Où l’as-tu trouvé, gamin?
– C’est un secret, répliquai-je, en sachant que mon père devait sourire en son for intérieur. « 

 » […] nous restons vivants tant que quelqu’un se souvient de nous. […] Garde-moi une petite place, Daniel, dans un coin de ta mémoire. Ne me laisse pas partir. »

Lisez-le donc, il est extra!

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5 réflexions sur “« L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon

  1. Cela me fait très plaisir que tu aies mis à jour ton blog aujourd’hui, tiens !!! L’ombre du vent avait aussi été un gros coup de coeur quand je l’avais lu. :)

  2. Mon Dieu, quel livre magnifique !!! <3 Je viens de le finir il y a une semaine, et ce fut un coup de coeur, il est tout simplement fabuleux… Les personnages sont très attachants (j'aime tout particulièrement Julian), et l'histoire est captivante… Un bonheur !

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