1. « L’histoire de Pi » de Yann Martel

2001, 436 pages

Résumé du livre :

Piscine Molitor Patel, alias Pi est indien, mais vivant au Canada. Il vit à Toronto, avec une femme indienne, et à deux jolis enfants bien éduqués. Qui donc aurait cru que ce vaillant homme était né en Inde, à Pondichéry, éduqué au bon milieu d’un zoo? Le narrateur (les parties le concernant sont écrits en italique dans le livre) va donc le visiter au Canada, plusieurs fois. Ses visites, au cours duquel le narrateur en apprend à chaque fois plus concernant la vie privée de Pi, nous dévoile le voyage de l’Inde au Canada, planifié par ses parents. Effectivement, le navire sur lequel étaient Pi, ses parents et quelques animaux du zoo fait naufrage, un véritable cauchemar, et Pi, l’enfant, se retrouve miraculeusement sur un bateau de sauvetage, en compagnie d’une hyiène, un orang-outang adulte et Richard Parker, un majestueux tigre du Bengale de 300 kg …

Mon avis?

  • Livre littéralement dévoré en quelques jours (maudites obligations de refermer parfois le bouqui)! Le livre se divise en 3 parties (totalement inégales de longueur) : on nous expose dans la première la situation d’arrivée (Pi au Canada) puis la situation de départ (Pi chez ses parents, à Pondichéry). Cette partie est ponctuée d’humour, d’anecdotes d’animaux du zoo, et de longs passages sur la religion (parfois trop). Délicieusement savouré. C’est à la deuxième que les choses « sérieuses » commencent, et qu’on entre dans le vif du sujet. Pi dans le Pacifique, sur le bateau de sauvetage. Ce qu’il lui arrive est extraordinaire, et chaque passage est bien décrit, illuminé d’humour, mais ne perdant pas de vue son objectif : montrer aux lecteurs l’état d’esprit du moment de Pi, et bien souligné sa dégradation morale et physique. Partie engloutie. La dernière partie est expédiée très rapidement, ce qui n’est pas si mal, car elle m’a, déçue serait un mot trop fort, mais elle m’a fait redescendre de mon nuage de dépaysement.
  • C’est étonnant car les passages les plus fantasques et les plus imaginatifs ne m’ont pas choqués, et à aucun moment je me suis dit que le narrateur fabulait. Martel nous tient toujours entre la réalité et la fiction, et son jeu est de nous emmêlé. Ai-je peut-être trop bien marché? En tout cas, ces passages farfelus me paraissaient plausibles! … et ce qui a fait tout s’écrouler sont les passages de fin, où l’auteur fait intervenir des Japonais. Jamais un japonais n’aurait répondu de tel ou tel sorte. N’aurait pas fait cette réflexion-ci.. etc. Le choc quoi. Je me suis rendue vraiment compte, à la fin de la deuxième histoire que leur raconte Pi, que le livre EST une fiction, très bien écrit!
  • La seconde chose qui m’a choqué, c’est peut-être le langage de Pi dans la troisième partie, quand il aborde la problématique philosophique de l’histoire fictive, ou quand il cache des biscuits qu’on lui donne dans sa couverture. Sa rhétorique est presque agaçante! Pour moi, ca ne lui ressemble tellement pas, qu’il y a une rupture dans mon esprit de personnalité. Peut-être que (surement!) c’est ce que vise l’auteur? Et cela froisse ma vision certes infantile de ce roman, un conte sur le courage, et la foi, l’amitié. Peut-être que Pi n’est qu’un être humain, comme les autres, pas plus courageux et innocent qu’un autre?
  • Les petites phrases écologiste qui traversent le livre, et les phrases moralisateurs sont par contre trop lourdes et pas assez subtilement intégré.
  • La déception de la fin est surement dû au fait que l’on (en tout cas moi) s’accroche à l’once de réalité dans ce livre, tout en étant forcé de reconnaître notre naïveté. Cela me rappelle le sentiment que j’ai eu à la fin de « Geisha » d’Arthur Golden.
  • Mais bref, le livre est extra! En plus de l’écriture fluide et très naturel de Martel, j’ai adoré les chapitres où Pi nous fait des listes, des points chronologiques de sa journée par exemple, des étapes à suivre en cas de X.. Je vous le conseille, et vous ne pourrez peut-être pas vous arrêter avant de l’avoir fini!

Petits extraits?

« La première fois que j’ai ouvert un robinet, l’eau a jailli bruyamment et avec une telle surabondance et un tel gaspillage que j’en ai ressenti un grand choc; j’en suis devenu incohérent, mes jambes sous moi m’ont lâché et je me suis évanoui dans les bras d’une infirmière. »

« La peur, qui n’est qu’une impression, a triomphé de vous. […] Vous devez donc vous battre très fort pour l’appeler par son nom. Il faut que vous luttiez durement pour braquer la lumière des mots sur elle. « 

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Une réflexion sur “1. « L’histoire de Pi » de Yann Martel

  1. Coucou,
    J’ai crée un annuaire littéraire qui a pour but de réunir les amoureux des mots, lecteurs comme écrivains (les galeries textuelles, les blogs textuels et autres fictions).
    Si le cœur t’en dit, pour être répertorier, il suffit de m’envoyer le formulaire ci-dessous par messagerie Skyrock (lien sur le premier article.) :

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    Amicalement,

    Marie
    http://annuaire-litteraire.skyrock.com

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