Happiness Therapy (Silver linings playbook) – David Russell (Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Chris Tucker…)

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30 janvier 2013, 2h02 – Américain

L’HISTOIRE : Patrick Solatano sort de 8 mois d’hôpital psychiatrique pour troubles bipolaire non diagnostiqués : à la suite de la révélation de l’infidélité de sa femme, il a subitement pété les plombs. Il a perdu sa maison, son travail de professeur remplaçant en histoire au lycée, sa femme bien sûr, son entourage, MAIS! Il en ressort pleins de convictions optimistes. Avec sa super phrase de fou : « EXCELSIOR » (aller toujours plus haut), il est persuadé que si l’on est vraiment à fond dans les choses et qu’on y va avec un coeur pur et honnête, alors on a le droit à sa petite place d’espoir. Alors qu’il veut tout faire pour récupérer son travail et sa femme Nikki, il rencontre Tiffany Maxwell, une femme qui a aussi connu tout un tas d’anti-dépresseurs suite à la mort de son mari Tommy. L’idée de passer une lettre à Nikki leur vient, et en retour de cette aide, Tiffany impose à Pat, « un truc de dance ».

IMPRESSIONS : J’ai A-D-O-R-é!!!! Bon, dans beaucoup de passages, j’ai cru retrouver Fûté de l’Agence tout risque, mais j’ai été bluffée par la prestation de Jennifer Lawrence! Je ne suis pas aller voir Hunger Games, mais rien que pour la revoir, je serai bien tentée de me le procurer! Leur relation est juste totalement élastique, elle s’étire sous pleins de formes et dans pleins de combinaisons différentes, mais on les sent vraiment ensemble. Comme souvent à l’écran, la naissance de leur amour est romancée, et la prise de conscience de Pat en tout fin nous parait prévisible, mais ne gâche rien à la qualité du film. L’amour reste de l’amour, comment pourrait-on l’écrire ou le filmer différemment que par des regards, des sourires et des baisers?

THE SILVER LININGS PLAYBOOK

On sent les quelques moments où la folie les prend tous les deux, mais on pourrait tout aussi bien se dire que c’est 2 personnes tout à fait comme les autres (certaines personnes sans maladie peuvent péter les plombs autant qu’eux). Surtout que plusieurs personnages gravitant autour d’eux peuvent paraître comme ayant un certain problème : le père avec sa violence d’avant (il est interdit de stade depuis une bagarre saignante), sa forte croyance à la superstition qui peut l’amener à des colères folles, Ronnie, l’ami de Pat, qui va écouter du death metal dans son garage pour se passer les nerfs du stress que lui impose sa femme et son travail… C’est surtout une histoire de retraçage identitaire : les personnages principaux ne savent plus qui ils sont vraiment, et ce qu’ils valent, et c’est dans cet ENSEMBLE qu’ils donnent un nouveau sens à leur existence.

La relation de Pat avec ses parents aussi était agréable à regarder. On sent de la douceur, de la gentillesse, de l’amour. Ça me fait penser que ce n’est pas parce qu’on est devenu adulte que ce ne sont plus nos parents. C’est aussi une manière pour le réalisateur de casser le modèle familiale classique américaine car il prône plus l’importance d’une réelle relation, et qu’il casse le classique couple/maison/travail/bébé qu’incarne Ronnie et Veronica sa femme.

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L’histoire du ju-ju des Eagles (groupe de football américain de Philadelphie) m’a semblé très américaine, les superstitions, et les bookmakers ne sont pas encore si répandus en France, et cela recréé bien l’atmosphère aux Etats-Unis autour du sport.

Il faut savoir que c’est un film adapté du roman du même nom, écrit par un certain Matthiew Quick (auteur de nouvel et de roman jeunesse américain, né en 76). Je me dis à chaque fois que je devrais lire les oeuvres écrites avant de voir le film, mais dans notre cas précis, je n’arrive pas à m’imaginer comment le livre pourrait être aussi vivant que le film. Les deux acteurs donnent tellement la pêche à toutes les scènes, De Niro et Tucker sont bien choisis pour ce qu’ils ajoutent au niveau humoristique.

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Comme vous l’aurez compris depuis peu, j’aime bien noté les petits trucs incongrus comme les ressemblances entre acteurs, ou scènes récurrentes. Pour aujourd’hui, je voudrais partager avec vous un petit détail qui m’a bien fait sourire : la scène où la soeur de Jennifer, Veronica dans le film, Julia Stiles en vrai, parle de sa petite soeur comme étant une danseuse douée. Cette petite phrase ne doit pas être seulement un hasard de la bouche de Stiles, elle même danceuse, qui a, bien entendu, incarnée Sara Johnson dans The last dance!

Pour finir, soulignons le fait que Jennifer Lawrence a gagné aux Oscars en tant que meilleur actrice, et que le film a concouru pour les 7 oscars (choses rares) (meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur film, meilleure réalisateur, meilleur second rôle (pour De Niro), meilleur scénario adapté, meilleur montage.

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Anecdotique, le réalisateur David O. Russell était persuadé que Lawrence était trop jeune pour incarner le personnage qui devait tenir tout le film (elle a seulement 22 ans et très peu de film à son actif), et Angelina Jolie ou Rachel McAdams ou encore Zooey Deschanel avaient bataillés pour le casting. Perso, je trouve qu’une actrice de son envergure était parfait pour ce film (Jolie fait trop bombasse et justement trop « mature » pour camper une folle, McAdams est trop pure et romantique et Deschanel aurait fait une parfaite folle, mais trop british à mon goût (ce qui est drôle à dire au sujet d’une actrice américaine).

On retrouvera Jennifer Lawrence bientôt (2013) pour la suite de Hunger games : l’embrasement, et surtout dans la suite des X-Mens : Days of Future Past, en tant que Mystique, prévu en 2014…

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Bref, un film parfait pour me remettre en scelle : requinquant, pleins d’humour. Peut-être même à se procurer pour le mettre au chaud dans un placard et que je puisse le revoir de temps en temps.

8/10

PS : Incroyable chose que d’entendre du Led Zeppelin en bande-son (What is and what should never be), sur grand écran! C’est dommage, la musique m’a tellement transportée pendant ces quelques minutes que j’ai décroché un instant du film.

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