Elysium – Neil Blomkamp (Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley…)

elysium affiche

14 août 2013, 1h50 – américain

L’histoire : 2154, l’humanité est divisée en deux : les habitants de la Terre et les Elyséens, en orbite autour de la Terre. L’atmosphère est ravagée sur terre. A perte de vue, il n’y a que débris et poussières, gens sales et enfants mendiants. La machine, le robot ayant pris la place principale sur terre, le travail manque, et les gens arrivent à peine à se suffire à eux-même.

Ces robots faisant la politique sur terre sont en fait réguler par Elysium, une station spatiale conçue pour être parfaite : seuls les riches, le « haut » de l’humanité peuvent y accéder. Chacun possède la technologie d’éradiquer toutes maladies, de réparer toutes cellules endommagées. Il n’y a plus le souci de l’écologie, ni le souci de la sécurité.

Jusqu’à ce que Max, un terrien, décide de débarquer sur Elysium pour lutter contre sa mort…

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Mon impression :  J’avais vu la bande-annonce plusieurs fois, et à chaque fois je me disais que ça avait l’air absolument génial! De l’action, du suspens, et en même temps une bonne base pour une réflexion philosophique.

Comme souvent, j’ai laissé passé le vent de la mode, et y suis allée assez tardivement. Et par rapport à l’idée que je m’en faisais, j’ai été un peu déçue (peut-être un peu trop d’impatience de ma part).

J’ai trouvé que le réalisateur a voulu caser trop d’idées en un seul film. Max s’embraque dans une chaîne de choses à faire pour réussir à aller sur Elysium. Puis une fois là-haut, finalement, il devient tout d’un coup quelqu’un d’altruiste, alors que jusqu’à maintenant  on ne voyait que principalement son côté égoïste. Le changement est trop soudain.

Ensuite, l’apparition d’un méchant à la Terminator est trop clichée pour me séduire.

Wagner Moura

MAIS, les acteurs ont bien été choisis : Matt Damon, dans un fil d’action, s’y retrouve comme un chat dans un plaid moelleux, il sait bien composer un visage anxieux. Jodie Foster, elle, dans le rôle de la méchante est bluffante de froideur et d’inhumanité (et les dernières secondes à l’écran montre qu’au fond, elle n’est pas heureuse de cette manière).

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Et l’installation de l’histoire, la mise en place dans le temps et dans l’espace, et la découverte des personnages sont bien amorcés. L’histoire du coup en devient intéressante, prenante.

Enfin, on sort de l’éternel intérêt de l’histoire d’amour. Je prends la fin du film, non pas dans sa dimension d’amour personnel, mais plutôt comme un réelle action altruiste de la part d’une personne ordinaire. Cette action est à l’échelle de notre humanité, car on peut constater dans nos vies, que l’altruisme, la pensée pour les autres, est plus facile quand elle s’éprouve envers une personne qui nous est chère, plutôt que pour un parfait inconnu. D’ailleurs, la dimension du « tout les autres » échappe à Max, et c’est ce qui le laisse humble par rapport à l’action qu’il fait. Il ne se dit pas qu’il sauve l’univers, mais qu’il sauve son amie d’enfance.

BREF – un petit film sympatoche, pour se délasser le week end, mais ne vaut peut-être pas l’achat BLUE-RAY pour le revoir.

5/10

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